La destruction de Lhassa (suite)
Murs et plafonds n’offrent pas une isolation suffisante. Une densité accrue de la population fait que davantage de gens doivent partager des facilités guère améliorées, par exemple, en moyenne 42 personnes dépendent d’un seul robinet à eau. Dans ce rapport, le nouveau système de drainage est décrit comme «un danger pour la santé». Les nouveaux appartements sont dépourvus du foyer traditionnel, forçant les habitants de Lhassa à cuisiner avec du kérosène d’importation plutôt que du combustible traditionnel comme la bouse de yack.

L’un des aspects les plus caractéristiques de l’architecture tibétaine a été complètement ignoré par les architectes employés à ces projets: les «murs pentus». Vers le haut, les murs d’une maison traditionnelle glissent vers l’intérieur, donnant aux rues et aux allées de Lhassa une atmosphère très particulière.
 
Certains architectes chinois s’inquiètent
Le professeur Guan Zhaoyie du Département d’architecture de l’Université de Quingua écrivait: «La construction de nouvelles rues et de nouveaux bâtiments est un processus inévitable lors de l’extension d’une ville. Même contents des nouveautés, nous avons aussi le sentiment que la planification des nouveaux quartiers urbains laisse beaucoup à désirer…

A l’exception d’une vision fugitive du Potala çà et là au loin, on se sent comme dans n’importe quelle autre petite ville moyenne du nord. Durant la construction de la nouvelle ville de Lhassa, les planificateurs devraient toujours avoir à l’esprit son passé culturel unique. Il n’y a qu’un seul Lhassa dans le monde. C’est un devoir impérieux pour les architectes d’en préserver la saveur et de la faire durer pour toujours.»