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Plus à l'écart, se situe le Norbulingka, palais d'été des souverains. C'est d'ici que le Dalaï Lama s'est enfui en mars 1959.
Lhassa compte environ 210'000 habitants dont une écrasante majorité de Chinois. Longtemps fermée à toute intrusion étrangère, elle s'est donné le visage de Cité Interdite qui formait le décor des récits fabuleux d'Alexandra David-Neel ou d'Heinrich Harrer. Ville de légende dans un pays fascinant qui lui aussi est sorti de son isolement, elle s'est ouverte au tourisme dès 1984. Mais depuis 1987, (manifestations et tentatives de rébellion contre l'autorité chinoise), les visiteurs sont davantage contrôlés; le couvre-feu et la loi martiale sont instaurés périodiquement. La ville a été malmenée par les occupants chinois: les gardes rouges ont détruit pas mal d'habitations, percé de larges avenues bordées par des pavillons en béton avec des toits de tôle qui heurtent le regard et dénaturent la cité, si pittoresque autrefois.
Actuellement de grands bâtiments (administrations, hôtels, etc.) naissent tous les jours. Apparaissent également d'hideuses casernes, des bordels, des maisons de jeux, des bars avec karaoké.
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